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Giselle à l’Opéra de Paris
Création le 30 juin 1841 à l’Opéra de Paris, salle Le Pelletier
Musique : Adolphe Adam et Norbert
Burgmûller (interpolation : pas de deux des vendangeurs)
 
Adolphe Adam (à gauche) Norbert
Burgmûller (à droite)
Ballet en deux actes, basé sur un argument de Théophile Gauthier et
Vernoy de Saint-Georges
Chorégraphie originale : Jean Coralli et Jules Perrot
Décors : Pierre Ciceri
Costumes : F. Lormier
Interprètes :
Carlotta Grisi (Giselle), Lucien Petipa (Albrecht/Loys), Adèle Dumilâtre
(Myrtha)
Nathalie Fitz-James et Auguste Mathilde (Pas de deux des Paysans)

Affiche de la
création

Giselle – Album de l'opéra : principales scènes et décorations les plus
remarquables des meilleures ouvrages
représentés sur la scène de l'Académie
Royale de Musique - BNF
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Interprètes
de la création
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Carlotta Grisi
Caronne Adele Josephine Marie Grisi est née à Visinida, en Italie le 18
juin 1819.
Carlotta étudie à l’école de danse de la Scala de Milan à partir de 1826..
Elle apparaît dès l’âge de 10 ans dans des rôles d’enfants, la pitié dans Ipermestra,
une paysanne dans Le Mine di Polonia. Elle est surnommée « la
petite Herberle » en hommage à la ballerine autrichien Thérèse
Herberle. A l’âge de 14 ans, elle accompagne sa sœur Ernesta, chanteuse
lyrique (qui deviendra plus tard l’épouse de Théophile Gautier) dans une
tournée en Italie.

Teresa Heberlé dans Daphnis Et Cephise,
En 1834, à
Naples, elle rencontre Jules Perrot qui s’aperçoit des dons de Carlotta
pour la danse mais également pour le chant. Elle reçoit des propositions en
tant que chanteuse, mais Jules Perrot lui fait comprendre qu’elle est
encore plus douée dans le domaine de la danse et en désaccord avec ses
parents qui la poussait vers le chant.
Elle choisit la danse et devient la première élève de Jules Perrot.
Celui-ci tombe amoureux d’elle. Ils dansent ensemble en 1836 à Londres.
Bien que jamais marié à son maître, elle se laisse appeler Madame Perrot à
partir de 1836. Ils ont une fille Marie Julie qui naît en 1837.

Carlotta avait
dansé à Paris, avant ses véritables débuts, au théâtre la Renaissance en
1840.
Grâce à
l’intervention des parents de Carlotta, le couple est engagé à l’Opéra de
Paris en 1841. Il obtient le droit de créer une chorégraphie pour elle.
C’est à cette époque que Théophile Gauthier la rencontre, devient son
amant et écrit l’argument de Giselle (il
entretient une longue correspondance avec elle, dont on peut trouver
quelques extraits sur ce site :
www.istrians.com/istria/illustri/grisi/letters-gautier.htm#01-15-66
C’était le
premier ballet qu’elle dansait à Paris. C’est un énorme succès et Carlotta
Grisi devient l’étoile du moment. Ses cachets augmentent terriblement, c’est
aussi le début de la fin de sa relation avec Jules Perrot.


Paquita
Grisi apparaît
régulièrement à Londres durant les périodes de vacances de l’Opéra de Paris
entre 1842 et 1851. Elle dansera Giselle en
Angleterre en 1842.

La Peri Le
diable à quatre
C’est à
Londres que Perrot règle le célèbre Pas de quatre pour Marie
Taglioni, Fanny Cerrito, Lucile Grahn et naturellement Carlotta Grisi, en
février 1845.

En 1849 elle
crée à Paris la Filleule des Fées sur une musique
d’Adolphe Adam. Ce ballet pourtant oublié est considéré comme la plus belle
œuvre de Jules Perrot. En l’honneur de Carlotta Grisi l’Opéra place son
buste entre ceux de Marie Taglioni et d’Emma Livry.

Le Rossignol avec Jules Perrot
Quand Perrot va
travailler en Russie, en 1850 comme maître de ballet, Carlotta le rejoint et ils travaillent encore
ensemble. La première Giselle russe sera dansée par Fanny Elssler
dont la nouvelle interprétation ne convainc pas Grisi. De 1850 à 1853, elle
est danseuse au Théâtre Impérial et travaille avec Joseph Mazillier pour
qui elle crée la Jolie Fille de Gand et Vert Vert.
Elle se retire
de la scène en 1854, à l’âge de 34 ans. Elle a une deuxième fille Léontine
née de ses amours avec le Prince Léon Radziwill qu’elle avait épousé en
1849. Carlotta Grisi meurt à Saint Jean en Suisse, le 20 mai 1899 à l’âge
de 80 ans !
Esmeralda 

La Favorite, pas de deux
1843 : La Péri et le Diable à quatre
1844 : Esmeralda
1846 : Paquita
1848 : Griselidis
1849 : La Filleule des Fées
Les Métamorphoses
La filleule des fées
Jolie Fille de
Gand
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Adèle Dumilâtre
Née en 1821, morte en 1909

Valse des Fleurs – Griselidis Diable
à Quatre

Dumilâtre, dans son personnage de statue, se
tient sur un piedestal, derrière un rideau entrouvert
Petipa la regarde dans un geste de
supplication
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Nathalie
Fitz-James

Collection de la NYPL
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Lucien Petipa
Fils de
Jean-Antoine Petipa et de Victorine Maurel, Joseph-Lucien Petipa né à
Marseille le 22 décembre 1815 et mort à Versailles le 7 juillet 1898.
Lucien Petipa
commence sa carrière très jeune, sous la conduite de son père. Il paraît
pour la première fois sur la scène du Théâtre royal de la Monnaie à
Bruxelles le 25 mars 1821, dans La Dansomanie de Pierre Gardel, dans lequel
il interprète le rôle du petit Castagnet,

En avril 1835,
Lucien sera engagé comme premier danseur au Théâtre de Bordeaux, où son
père a été nommé maître de ballet. Lucien conserve cet emploi pendant
quelques années, jusqu'à ce que le chorégraphe Filippo Taglioni le remarque
lors d'une tournée dans cette ville. Il le fait débuter le 10 juin 1839,
dans une reprise de La Sylphide, aux côtés de Lucile Grahn. Dès
lors, Lucien Petipa créera les rôles principaux de nombreux ballets, avec
sa partenaire attitrée Carlotta Grisi. Il reste premier danseur, puis
maître de ballet et chorégraphe de l'Opéra de Paris jusqu'en 1868,
lorsqu'il est renvoyé suite à un accident de chasse qui l'empêche de
danser.
Il revient à
Bruxelles en 1872 au Conservatoire royal de Bruxelles : il y enseigne
le maintien et la danse durant trois années complètes. En 1878, Petipa
quitte définitivement Bruxelles pour Versailles où il s'installe et finira
ses jours..
1841 : Giselle
1843 : Le diable à quatre
et la Peri
1846 : Paquita
1849 : La Filleule des Fées
1858 : Sakountala
1882 : Namouna

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Différentes versions ont été
dansées à l’Opéra de Paris
Version revue en1848 :à Saint- Pétersbourg par Jules Perrot et Marius Petipa, à qui l’on doit
la célèbre variation de l’acte 1 et revenue à l’Opéra de Paris
1932 : version Serge Lifar
1972 version Alicia Alonso
1985: version Mary Skeaping
- avril 1985
avec Florence Clerc, Charles Jude,
Olivier Patey, Elisabeth Platel (Myrtha)l, Karin Averty, Laurent Hilaire
(pas de deux vendangeurs)
1990: version Patrice Bart, Génia Poliakov - production décors Loïc le
Groumellec
1993 : version de Mats Ek
1997: version Patrice Bart,
Génia Poliakov – production décors et costumes d’Alexandre Benois
revue en 1999
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Jules Perrot
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Jean Coralli
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Marius Petipa
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Les chorégraphes
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- Jean Coralli (Giovanni
Coralli Perucini) est né le 15 janvier 1779
à Paris.
Il fait ses débuts à l’Opéra de
Paris en 1802. Son engagement correspond avec la grande époque du ballet
romantique. En 1841. Coralli règle Giselle avec Jules Perrot. En 1843, il
chorégraphie seul la Peri. Il meurt le 1er mai 1584 à Paris
- Jules Perrot naît le 18 août 1810 à Lyon. Son père est
machiniste au théâtre. Il semble que c’est lui qui décide que son fils
deviendra danseur . Il commence à danser à l’âge de 9 ans. A 10 ans, il
vient à Paris où il participe à des spectacles de vaudeville.
Il devient
l’élève d’Auguste Vestris. Perrot combine la technique classique de
son maître avec sa connaissance acquise lors de ses précédentes
expériences. En octobre 1830, il danse dans la Muette de Portici. Il est
le partenaire de Marie Taglioni.. Il quitte l’Opéra en 1835 pour une
tournée en Europe, c’est lors de celle-ci qu’il rencontre Carlotta Grisi.
De leur union naîtra une fille et un ballet Giselle.
Il est danseur et maître de ballet à Londres de
1842 à 1848 et à Saint Petersbourg de 1848 à 1858.
Ses principaux
ballets sont
1836 :
Tarantella (Londres)
1841 : Giselle (Paris)
1842 : Alma ou la fille de feu pour Fanny Cerrito, Une soirée
du carnaval (Londres)
1843 : Ondine
1844 : La Esmeralda (Londres)
Le 12 juillet 1845, il crée le fameux Pas de quatre
1846 : Le Jugement de Pâris (Londres)
1854 : Faust (Saint-Pétersbourg)
1858 : Le Corsaire (Saint-Pétersbourg).
Il
épouse Capitoline Samovskaya, son élève au théâtre impérial Russe avec qui
il a deux filles.
A la fin de sa vie, il donne des cours à l’Opéra de
Paris. Il meurt le 24 août 1892 à Paramé. Degas l’immortalisera dans
ses tableaux en tant que maître à danser.

Filleule
des fées
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Argument
Théophile Gautier s'inspire d'un passage du
livre de Henri Heine, De l'Allemagne, qui traite de la légende des
Willis, ces fiancées mortes la veille de leurs noces et qui entraînent les
voyageurs imprudents dans des rondes mortelles la nuit tombée - Argument de Giselle en ligne, source Gallica,
BNF
 
Henri Heine
et Théophile Gauthier
Acte 1 :
Giselle, jeune paysanne, aime un jeune paysan d’allure noble nommé Loys.
Celui-ci lui a juré fidélité. Elle danse en son honneur, oubliant son cœur fragile et se moque des
remontrances de sa mère qui lui rappelle l’histoire des willis, ces jeunes
filles transformées en fantômes pour avoir trop dansé qui morte la veille de leurs épousailles se
vengent des hommes la nuit en les étourdissant de danse et en les
précipitant dans le lac.. Amoureux de Giselle, le garde-chasse Hilarion
observe l’attitude de Loys et découvre qu’il n’est autre qu’Albrecht, duc
de Silésie, fiancé à Bathilde, fille du Prince de Courlande. Ces derniers font halte avec leur chasse dans la
maison de Giselle. Hilarion fou de
jalousie révèle devant tous l’identité de son rival. Giselle en perd la
raison (fameuse scène de la folie)
et s’effondre sans vie dans les bras de Loys.
Acte 2 :
Venu se recueillir le soir, sur la tombe de Giselle, Hilarion est la proie
des willis et de leur reine, l’implacable Myrtha, qui le condamne à danser
jusqu’à la mort et le précipite épuisé dans les eaux du lac.
Albrecht vient à son tour sur la tombe de Giselle, il la voit apparaître et danse avec elle, mais les
willis les surprennent et imposent au jeune homme de danser jusqu’à ce que
mort s’ensuive.
Giselle tente de s’interposer, mais
Myrtha l’oblige à faire danser son bien aimé. Celui-ci ne sera sauvé que
par les premières lueurs de l’aube qui font rentrer les willis dans leurs
tombes. Albrecht reste seul avec son désespoir.
Quelques précisions :
Au premier acte, suivant les versions,
Giselle danse pour Bathilde et sa suite. Dans d’autres versions, ce sont
les deux jeunes paysans qui viennent se produire devant leurs illustres
hôtes et la variation de Giselle est pour Albrecht !
|
- La légende des Willis - 7e partie « Traditions
populaires »– De l’Allemagne d’Henri Heine


 
Quelques
mots de Théophile Gautier à Carlotta Grisi
- Quelques
gravures d’époques – Extraites des Beautés de l’Opéra (source BNF)
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La chasse arrive dans le village de Giselle
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Giselle et Albrecht
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Giselle tombe morte
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Sa mère pleure Giselle
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Giselle apparaît à Albrecht
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Quelques mesures du Grand pas de deux – Acte 2
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Critiques et commentaires d’époque
- « Giselle » dans l’Artiste, 1831
– Document pdf – source BNF (cliquez sur le titre ou sur les extraits de texte)

-
« Giselle » dans la France musicale, 28
juillet 1841 – Document pdf, source BNF

- « Giselle » – Débuts de Mlle Mouravief
dans la France musicale, 10 mai 1863 - Document
pdf, source BNF

Mlle
Mouravief - BNF
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Maquettes
costumes de la création
  
Carlotta Grisi
et Lucien Petipa dans Giselle - BNF

Nathalie Fitz-James et Mabille – Pas de deux des vendangeurs – BNF

Nathalie Fitz-James et Mabille – Pas de deux des vendangeurs – BNF

Adèle Dumilatre
– Myrtha
 
Carlotta Grisi
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BNF - Jules Challamel
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BNF -
Tableau Alfred Edward Chalon
( à noter que la jupe de Giselle
était à l’origine jaune et non bleu comme la tradition l’a perpétuée depuis
lors)
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Costumes
d’Albrecht 1er et 2e costumes – Costume de Giselle - BNF
  
Seigneur en habit de chasse – Vendangeuse – Willis - - BNF
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Maquettes des Décors et des costumes de Benois pour
Giselle
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Acte 1
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Acte 2
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costumes de la
Cour (1924 – Benois)
  
Maquette des
costumes pour Giselle et Albrecht

Les différentes productions de l’Opéra de Paris

Lifar et Pleetchev
devant une affiche de Giselle
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Production Serge Lifar – 1932 avec des costumes et décors de Leyritz puis à partir de 1954 de
Carzou
 
Lycette Darsonval
– Giselle avril 1949

Production Lifar –
décors de Carzou

Une dame de la cour
Costume de Carzou
  
Yvette Chauviré et Serge Lifar – Avril 1949 – Photo CIPA
  
Yvette Chauviré – Avril 1949 (avec Serge Lifar)
·
Production Alicia Alonso – Remontée en 1972 avec des
décors et costumes de Thierry Bosquet
Cette Giselle a fait l’objet d’une captation télévisée avec
Noella Pontois, Mikhail Baryshnikov, Wilfride Piollet et Bernard Bourcher.

Les différences de cette production sont nombreuses
D’abord le pas de deux des vendangeurs est remplacé par un pas de dix, pour
les six amies de Giselle plus quatre paysans. La coda semble une adaptation
pour dix de la coda traditionnelle du pas de deux.
Il y a deux groupes, les proches de Giselle et les vendangeurs. Ainsi la
danse des vendanges est-elle dansée par des vendangeurs et non les proches de
Giselle. Il y a une reprise musicale supplémentaire. Les petites amies ont
également une chorégraphie légèrement modifiée avec des pas de gigue dans la
danse finale avant la scène de la Folie.
Au deuxième acte, il y a une interpolation musicale au moment de
l’apparition d’Hilarion et des joueurs de dés. Myrtha surgit derrière la
tombe de Giselle et non du côté opposé de la scène, la chorégraphie est différente d’ailleurs, elle reprend dans son
entrée le thème final de la danse avec toutes les wilis. Celles-ci ne se mettent pas tout autour de la scène lors des
apparitions de Myrtha mais par petits groupes évoquant quelque peu les poses
des Sylphides de Fokine.
La mort d’Hilarion est aussi
chorégraphiée de manière différente, les wilis le poursuivent en re-rentrant dans les coulisses avant de
danser sur une reprise la chorégraphie habituelle. lors du grand pas de deux, elle ne fait pas
la traversée en arabesques aux ports de bras différents. Au final, les willis
ne se regroupent pas en troupeau compact et sortent de manière éclatée. il n’y a pas toute la berceuse d’Albrecht
avec Giselle, celle-ci sort de la scène et revient juste une fois encore
porter des fleurs à Albrecht.
·
Production Mary Skeaping – 1985

Manola Asensio
(Myrtha) et Eva Evdokimova © Zoe Dominic Giselle au London Festival Ballet ©
Anthony Crickmay
Cette
production a été créée en 1971 pour le London Festival Ballet à la demande de
Dame Beryl Grey. Elle a été reprise par l’English National Ballet en mars
2005. Cette version intègre le fameux pas de deux des
vendanges dansé par Giselle et Albrecht. (musique utilisée par Mats Ek pour
son divertissement du premier acte), le pas de deux des vendangeurs demeurant
juste avant. Au deuxième acte, Mary Skeaping intègre la fugue des wilis après
la scène de la mort d’Hilarion. Elle se distingue aussi par le peu de danseurs
employés pour les vendangeurs, et les willis.
 
Décors Acte 1 Décors Acte 2
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Production Patrice Bart/ Genia Polyakov – Décors
Loïc le Groumellec – remontée le 25 avril 1991
Cette production se distingue surtout par les
décors d’esprit breton du ballet. Au deuxième acte, les croix du cimetière
sont remplacés par des menhirs.
Chorégraphiquement, la production de Patrice Bart
et Genia Polyakov est assez proche de celle que nous connaissons. Seul
changement, Myrtha possède un brin de myrthe articulé qu’elle brandit pour
séparer Giselle et Albrecht. Devant la force de leur amour, le brin se casse.

Rideau de Scène- Partition de Giselle
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Décors Acte 1
(la maison de Giselle à
gauche, la cabane où se cache Hilarion à droite
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Acte 2 -( avec ses fameux menhirs)
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Isabelle Guérin
et Nathalie Riqué (Giselle et Bathilde)

Acte 2 -Lex Willis

Acte 2 - Karin
Averty (Myrtha), Isabelle Guérin et Laurent Hilaire (Giselle et Albrecht)
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Production Patrice Bart/ Genia Polyakov – Décors
Alexandre Benois
Le principal changement de cette production est lié
à un retour aux costumes et décors plus traditionnels d’Alexandre Benois.
Lors de l’entrée au répertoire, le seul changement était l’abandon du brin de
Myrthe tenu par Myrtha. Devant la force de l’amour de Giselle et d’Albrecht,
sa main s’abaisse.
En 1999, Patrice Bart a réglé une danse pour les
amies de Giselle sur la musique de la variation
d’Albrecht du pas des vendanges, qui s’intercale entre la 1ère
variation de la danseuse et la 2ème variation du danseur, dans le
pas de deux des vendangeurs. Les amies de Giselle introduisent aussi le pas
de deux.

Acte 1 – Production actuelle

La cour – Les willis
Distributions
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Production Alonso –
1978-1979 (cette production est celle du ballet de Cuba)
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Juillet 1978
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Dates uniques
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Février 1979
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Palais des Congrès
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Garnier
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Champs Elysées
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Giselle
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Thesmar
Clerc
Khalfouni
Pontois
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Pontois
14/10/78 - Acte2 *
Thesmar
26 et 28/02/79
Makarova
1er et 3/03/79
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Pontois
Khalfouni
Thibon
Piolllet
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Albrecht
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Denard
Jude
Franchetti
Atanassoff
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Baryshnikov
14/10/78 – Acte 2
Noureev
26 et 28/02/79
Denard
1er et
3/03/79
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Atanassoff
Franchetti
Jude
Guizerix
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Myrtha
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Zumbo
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Piolllet
14/10/78 – Acte 2
Zumbo
Vulpian
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Vulpian
Zumbo
Charmolu
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* le second acte de Giselle était précédé du Spectre à la rose par Dominique Khalfouni et Mikhail Baryshnikov
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Production Mary Skeaping – 30
avril au 25 mai 1985
*a remplacé au pied levé Noureev avec Monique Loudières
en Giselle

Kader Belarbi
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Production Bart/Polyakov – Décors et Costumes : Loïc Le Groumellec
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Mai 1991
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Octobre 1991
6 représentations
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Juin 1993
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Juin-Juillet 1995
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Giselle
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Clerc
De Vulpian
Guérin
Legrée
Loudières
Maurin
Guillem*
Pontois*
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Maurin
Guérin
Clerc
Pontois*
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Clerc
Gaïda (tournée à Nimes)
Guérin
Legrée
Platel
Vulpian (adieux à la scène)
Pontois*
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Arbo
Guérin
Legrée
Loudières
Maurin
Pietragalla
Platel
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Albrecht
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Belarbi
Dupond
Hilaire
Jude
Legris
Lormeau
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Lormeau
Hilaire
Dupond
Jude
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Dupond
Hilaire
Jude
Le Riche
(tournée à Nimes)
Legris
Lormeau
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Hilaire
Jude
Lormeau
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Myrtha
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Arbo
Gaïda
Pietragalla
Platel
Vayer
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Pietragalla
Platel
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Arbo (tournée à Nimes)
Gaïda
Letestu
Platel
Riqué
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Letestu
Averty
Moussin
Riqué
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Hilarion
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Bosser
Didière
Patey
Quéval
Romoli
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Patey
Bosser
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Patey
Quéval
|
Romoli
Martinez
Quéval
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Pas de deux
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Arbo, Quilleré
Cerutti, Roques
Doisneau, Vivian
Landault, Elizabé
Landault, Isoart
Marache,, Camillo
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Cerutti, Roques
Landault, Le Riche
Marache,
Roques
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Arbo,
Quilleré
Letestu, Martinez
Dupont, Martinez
Sciaux, Cauhapé
Osta,
Belem
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Dupont,
Belem
Doisneau,
Elizabé
Fallou,
Thibault
Hénault, Isoart
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Bathilde
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Riqué
Vayer
Martel
Quernet
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Martel
Quernet
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Martel
Talon
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Riqué
Martel
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Deux Willis
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Arbo, Gaïda
Aubin,, Riqué
Hénault,
Sciaux
Moussin, Hallé
Letestu, Rousselière
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Aubin,, Hallé
Hénault,
Sciaux
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Hallé,
Landault
Hermetz,
Ziegler
Dupont, Sciaux
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Aubin, Rousselière
Aubin,,
Ziegler
Kudo,, Fallou
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* Etoile invitée
Production Bart/Polyakov – Décors Alexandre Benois (cette production est également au
répertoire de la Scala de Milan et du StaastOper de Berlin)
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