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Coppélia ou la Fille aux
yeux d’émail
Ballet en trois actes
Chorégraphie
originale : Arthur Saint-Leon
Création
le 25 mai 1870 à l’Opéra de Paris
Musique :
Léo Delibes
 
Léo
Delibes et Arthur Saint-Léon
Livret :
Charles Nuitter et Arthur Saint Léon d’après
« L’homme
au sable » ou « Coppélius », nouvelle extraite des contes
fantastiques d’ E.T.A Hoffmann
Décors :
Cambon, Despléchin et Lavastre
Costumes :
Paul Lormiez
Interprètes :
Giuseppina Bozzachi (Swanilda), Eugénie Fiocre (Franz), François Dauty
(Coppélius)
 
Affiche Coppélia
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Argument
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Arthur
Saint Léon
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Interprètes
de la création
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Les
différentes versions de l’Opéra de Paris
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maquette et
costumes de la création
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Distributions
version Pierre Lacotte
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Version
Patrice Bart
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Argument
version Bart
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Découpage
musical version Bart
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Distributions
version Bart
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Photographies
toutes productions
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Coppélia hors de l’Opéra
Argument

E.T.A Hoffmann
Nouvelle
d’Hoffmann en ligne ici
source Gallica
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Argument
original
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Tiré
d’une nouvelle d’E.TA. Hoffmann (l’homme de sable)
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Acte 1
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Dans
un village de Galicie, Swanilda est amoureuse de Franz, mais celui-ci
depuis quelques jours n’a plus d’yeux que pour une jeune voisine Coppélia, fille
d’un vieux farfelu nommé Coppélius. Elle passe ses journées à lire derrière
une fenêtre. Coppélius, le soir venu sort de sa maison et perd sa clé. Les
amies de Swanilda la trouve et pénètre dans cette maison si attirante, en
l’absence du vieux professeur.
Acte 2
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Swanilda
et ses amies sont enfin dans l’atelier du savant. Elles sont effrayées,
mais d’un seul coup s’aperçoivent que tous ces « monstres » ne
sont que des automates y compris la belle Coppélia. Coppélius revient et
fait prendre la fuite aux intruses. Seule l’héroine reste dans la maison,
se glissant dans l’alcôve où se tient la poupée « rivale ».
Franz pénètre à son tour par la fenêtre. Coppélius l’invite à boire à la
santé de sa fille. Franz ignore que le vin est drogué, il s’endort. Le
vieux savant ne cherche en réalité qu’à donner vie à sa
« poupée » en lui insufflant l’âme d’une victime. Il avance dans
la pièce sa poupée Coppélia et après quelques passes magiques, elle
s anime, découvre le monde,
puis finit par tout renverser dans l’atelier. Swanilda a pris la place de
la poupée. Franz se réveille et s’aperçoit de la supercherie. Ils
s’enfuient laissant Coppélius seul à son chagrin.
Acte 3.
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La
fête de la cloche – les deux héros se marient, laissant place à un grand
divertissement. Les personnages sont la Paix, la discorde, l’Aube, la nuit,
les fileuses, le sonneur, etc.
Ce
troisième acte est malheureusement coupé en France sauf dans la
reconstitution qu’en a fait Pierre Lacotte, il y a quelques années.
Toutefois sa version n’est désormais plus donnée que par l’Ecole de danse
et en deux actes.
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Arthur Saint-Léon

Ondine
En 1843, il y crée Ondine de Jules Perrot Ondine aux côtés de
Fanny Cerrito qui sera son épouse
de 1845 à 1851. Ce ballet vient de
faire l’objet d’une reconstruction par Pierre Lacotte pour le Théâtre
Maryinsky en mars 2006.
Cette même année, il chorégraphie à Rome une première
version de la Vivandière intitulée La Vivandiera e il
postiglione sur une musique d’E Rolland.

Ondine
En 1844, il crée le rôle de Phoebus dans Esmeralda de Perrot et remonte La vivandière
sur une musique de Pugni (seul subsiste aujourd’hui le pas de six que
Pierre Lacotte a remonté
En 1845, Arthur Saint Léon et Fanny Cerrito
introduisent en Angleterre la Redowa Polka, une danse d’origine
bohémienne qui fait fureur
r
Alma ou la fille de
feu
En
1847, L’Opéra de Paris commande à Saint-Léon une nouvelle œuvre. Il remonte
Alma ou la fille
de feu, une œuvre créée en 1842 par Fanny Cerritto et André Deshayes,
sous le titre de la fille de
Marbre..
En
1849, c’est le
Violon du diable, où il apparaît en tant que danseur et violoniste puis Stella et les Contrebandiers
en 1850.

avec Fanny Cerrito –La fille de marbre

Le
violon du diable
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Charles-Victor-Arthur-Michael Saint-Léon est né à Paris, le 17 septembre 1815 bien qu’il
soit courant de dire qu’il est né en 1821. Sous la férule de son père Léon-Michael
Saint-Léon, danseur et directeur des scènes de combat à l’Opéra de Pairs,
il étudie la danse et la musique.
Arthur
étudie le violon avec Mayseder puis Paganini. Il fait ses débuts à l’âge de
13 ans à Stuttgart où son père était Maître de ballet de la cour royale. A
14 ans, il fait ses débuts da danseur à Munich dans un pas de deux du
ballet de Joseph Schneider « Die Reisende Ballet Gesselschaft »
En 1837, à l’âge de 16 ans, Arthur
Saint Léon est de retour à Paris où il continue à étudier la danser et
donner des récitals de violon.. En 1838, il fait ses débuts d’étoile au
Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Il danse successivement à Turin, Milan
et même Londres. .

Redowa
Polka
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La
vivandière

Alma
ou la fille de feu
Il est alors
nommé professeur de la classe de perfectionnement de l’Opéra de Paris, où
il a en charge les divertissements chorégraphiques.
En
1859, il succède à Jules Perrot comme maître de ballet au théâtre impérial de St Petersbourgh. Il y restera
dix ans et chorégraphiera :
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Le
lutin dans la vallée en 1853
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Graziella
ou la querelle amoureuse en 1860
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La
perle de Séville en 1861
Fiammetta
et le Petit cheval bossu en 1864 (sur une musique de Pugni, (l’Opéra de
Paris possède d’ailleurs à son répertoire le pas de trois intitulé
« l’océan et les Perles »
De
1863 à 1870, il devient maître de ballet à l’Opéra de Paris où il remonte
La fille mal gardée en 1866
La
même année, il crée la Source sur une partition cosignée Delibes et Minkus
(ce sont des extraits de ce ballet
qui servent de musique à Soir de fête de Leo Staats et aussi aux
interpolations de la Sylvia de Neumeier).
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Le
lutin dans la vallée
Gravure
de Faivre
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La Source - Degas
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En
1870, il chorégraphie le seul de ses ballets encore totalement au
répertoire à savoir Coppélia

Le
petit cheval bossu (revu par Petipa)
En
plus Saint-Léon a inventé un système
de notation de la danse expliqué dans le livre intiitulé La Sténochoréographie, ou Art d'écrire promptement
la danse, publié en 1852
.
Eventail
Arthur Saint Leon et six danseuses
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Interprètes
de la création
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Giuseppina Bozzacchi est une danseuse franco-italienne née le 23
novembre 1853 et morte le 23 novembre 1870, le matin de ses dix 17 ans.
Elle crée le rôle de Swanilda dans Coppélia, mais le
ballet ne sera donné que 18 fois, car l’Opéra ferme durant la Guerre. Elle
meurt du Choléra.
 
Giuseppina
Bozzacchi
Eugénie Fiocre est née en 1845.
Elle joua souvent des rôles de travestis. Elle est aussi la créatrice du
rôle de Nourreda dans la Source sur une musique de Léo Delibes et une
chorégraphie d’Arthur Saint-Léon, c’est elle que Degas présente dans le tableau éponyme du
ballet.. Elle meurt en 1908
  
Eugénie Fiocre par Carpeaux à
gauche

Mlle Eugénie Fiocre dans la Source – Degas - Brooklyn
Museum of Art
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Coppélia à l’Opéra de Paris
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Différentes versions ont été dansées à l’Opéra de Paris
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Albert Aveline en règle sa propre version avec des
costumes de Paul Larthe en 1936
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Version Michel Descombey - 1966 – décors de Clayette
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Version Pierre Lacotte - 18 décembre
1973 (actes 1 et 2, 1er tableau)
Avec Ghislaine Thesmar
(Swanilda), Michael Denard (Franz),
Lucien Duthoit (Coppélius)
Version Patrice Bart - 23 mai
1996 avec Fanny Gaïda (Swanilda) , Manuel Legris (Franz), José Martinez
(Coppélius), Fabrice Bourgeois (Spalanzani)
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source les Grands ballets de
l’Opéra de Paris par Gérard Mannonni
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Coppélia - Version
Descombey
Version Michel Descombey - 1966 – décors de Clayette
1966 Claude Bessy (Swanilda),
Cyril Atanassoff (Frantz), Jean Sarelli ou Lucien Duthoit (Coppélius)
1967 : Jean-Pierre
Franchetti
1968 : Christiane
Vlassi
1969 : Noella
Pontois
1971 : Wilfride
Piollet
Version Pierre Lacotte
Cette version
se veut une reconstitution de la création d’Arthur Saint-Léon. Le rôle de Franz a été créé par
Eugénie Fiocre, et fut incarné par une
danseuse travestie en homme (Paulette Dynalix en fut une des dernières
interprètes dans les années 50) C’est Jean-Paul Andréani à l'occasion de la
700 ème représentation de l’ouvrage en 1951 qui redonne sa virilité
au,personnage.
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Noe | |