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Musiques :
Ludwig van Beethoven, Claude
Debussy, Gabriel Fauré, César Franck,
Reynaldo Hahn, Camille Saint-Saëns, Richard Wagner
Décors et
costumes : René Allio

Michael Denard et Rudy Brians
Création le 24 août 1974
à Monaco par les Ballets de Marseille
Avec dans les rôles
principaux
Rudy Brians (Morel),
Michael Denard (Saint-Loup) , Karen Kain (Albertine), Loipa Araujo (la
Duchesse de Guermantes)
Ø
En marge du ballet, la
vie de Marcel Proust et son œuvre
Roland Petit s’est basé
sur la vie de Proust et sur son œuvre « A la recherche du temps
perdu » pour composer son ballet. Il a déclaré s’être inspiré des
musiques qui avaient marqué l’auteur.
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Biographie de
l’auteur
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Proust, Marcel
(1871-1922). Né à Paris d'un père médecin et d'une mère issue de la haute bourgeoisie
juive, Proust grandit à Paris et à Illiers, village de la Beauce dans
lequel il passa la plupart de ses vacances. Très jeune, il se mit à
fréquenter les milieux mondains de la capitale et à écrire. En 1895, il
entreprit la rédaction d'un roman autobiographique, Jean Santeuil
(posthume, 1952) puis, publia un recueil de nouvelles, d'essais et de vers,
les Plaisirs et les Jours, (1896). Sa vie se partageait alors entre les
plaisirs du monde, la lecture et l'écriture. À la même période, Proust fut
profondément éprouvé par la mort de son père (1903), puis par celle de sa
mère (1905), à qui il vouait une véritable adoration. À partir de 1908, il
se consacra davantage à son œuvre, et entreprit la rédaction d'une étude
sur Sainte-Beuve. Toutefois, c'est un roman qu'il proposa successivement à
plusieurs maisons d'édition, sans succès. Il reprit alors le manuscrit, y
introduisit des épisodes nouveaux, et transforma la conclusion initiale du
récit, qui devait être un essai d'esthétique, en une description de la
matinée Guermantes, qui occupe aujourd'hui la moitié du Temps retrouvé.
Ainsi étoffée, la première partie du manuscrit, intitulé Du côté de chez
Swann, finit par être éditée à compte d'auteur en 1913, amputée d'un
passage, qui se situe, dans la version définitive, au début d'À l'ombre des
jeunes filles en fleurs. En 1914, la mort accidentelle d'Alfred
Agostinelli, avec qui il avait une liaison depuis 1907, laissa Proust en
proie à d'immense chagrin. La douleur provoquée par la perte de cet être
cher, qui lui inspira en partie le personnage d'Albertine dans la
Recherche, fut également à l'origine de la rédaction de la Prisonnière et
d'Albertine disparue. Reprenant à Grasset les droits de Du côté de chez
Swann pour le publier à la NRF, il fit paraître en 1919 À l'ombre des
jeunes filles en fleurs, qui lui valut le prix Goncourt, puis les deux
tomes du Côté de Guermantes (1920 et 1921) et ceux de Sodome et Gomorrhe
(1921 et 1922). L'ensemble était achevé, mais les derniers volumes furent
publiés après sa mort : la Prisonnière en 1923, Albertine disparue en
1925, le Temps retrouvé en 1927, Jean Santeuil, son roman de jeunesse, qui
est en quelque sorte l'ébauche de la Recherche, seulement en 1952 et Contre
Sainte-Beuve en 1954
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Jean-Charles Gil et Patrick Dupond – Le combat des Anges
Morel/Saint-Loup
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Son œuvre – A la recherche du temps perdu
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Du côté de chez Swann
A l’ombre des jeunes filles en fleurs
Le Côté de Guermantes
Sodome et Gomorrhe
La Prisonnière
Albertine disparue
Le temps retrouvé
à Les romans en ligne sur le site du Project Gutenberg
Le narrateur
Quelles que soient les époques traversées, une conscience
unificatrice est là : celle du narrateur, médiateur mais non détenteur
du sens. Il devient la conscience d'où émane le sens, mais il lui a fallu
pour cela vivre et perdre son temps, apprendre, en répétant des expériences
qui se déroulent sur le même rythme ternaire : un désir de savoir,
suivi d'une révélation douloureuse, rachetée par la saisie d'un temps
retrouvé. C'est pourquoi le narrateur ne comprend qu'à la fin qu'il doit
devenir écrivain, bien que sa quête ait été jalonnée de tentatives et d'échecs
en ce sens (fausses conceptions de la littérature, paresse, illusions
venues du monde et des autres), et bien qu'il lui ait été donné de
rencontrer des figures initiatrices bienveillantes : Swann, ami des
parents du narrateur, initie celui-ci à l'art, mais il demeure un esthète
improductif, et ce que le narrateur lui «emprunte», c'est surtout une
certaine manière d'aimer et de souffrir . Quand le roman se referme –
il s'agit bien d'un cycle –, le narrateur découvre qu'il lui reste à écrire
la Recherche.
Les personnages
Le développement de cette vocation dans le temps (mimé par la
longueur réelle du texte) s'accompagne de la création d'un monde : les
mêmes personnages passent et repassent. On comprend à mesure quels sont leurs
liens (et leurs liaisons), leurs désirs inavoués. Leur psychologie n'est
pas fixée : eux aussi sont pris dans le temps qui les transforme, les
dégrade ou les transfigure. Aussi le texte en donne-t-il plusieurs clichés,
qu'il faudrait superposer pour obtenir la vérité tremblée de chacun. Le
passé, sans prévenir, surgit dans le présent : les mêmes situations
semblent se répéter, mais dans la
différence. Ainsi Swann est-il amoureux d'Odette, Charlus
de Morel, le narrateur d'Albertine. Un même lieu – le salon des Verdurin –
les reçoit ; un même artiste – Vinteuil – les unit ; une même
figure – celle du déclassement – préside à leur relation (la femme est
toujours socialement inférieure, et Morel, le violoniste, est dans ce même
rapport avec le grand seigneur qu'est Charlus). Au travers des signes vides
du monde, des signes mensongers de l'amour, seul le narrateur accomplira la
quête : abandonnant dandys (Swann) et grands seigneurs (Charlus,
Robert de Saint-Loup), il rejoindra Bergotte l'écrivain, Vinteuil le
compositeur, Elstir le peintre, et découvrira que la matière de son livre,
c'est bien sa vie et qu'il lui reste à convertir la réalité en beauté. Il
éternisera l'Essence, sur la voie de laquelle il avait été jadis placé par
les Noms, de laquelle la réminiscence, en confondant deux instants, l'avait
rapproché..
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Ø Les personnages détaillés
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Balbec – Cabourg
Andrée : l'aînée de la
« petite bande » des filles de Balbec, la plus grande et la plus
appréciée par le narrateur après Albertine ; il prétend être amoureux
d'elle ; danse étroitement avec Albertine au Casino
d'Incarville ; avouera finalement ses rapports avec cette
dernière ; finit par épouser Octave, qu'elle a calomnié ; devient
la meilleure amie de Gilberte dans Le Temps Retrouvé.
Albertine Simonet : Albertine est
l'une des jeunes filles en fleurs rencontrées par le narrateur à
Balbec. Il en tombera rapidement amoureux, à la fois repoussé et fasciné
par les doutes qu'il éprouve quant à son inversion. Jeune fille aux cheveux
bruns épais, Albertine est également décrite comme ayant des yeux verts,
bleus ou violets, de grosses joues mates et un « petit nez rose de
chatte ». Elle a un grain de beauté mais le narrateur a du mal à se
souvenir de son emplacement précis. Elle est la nièce de Mme Bontemps et fait
partie de la bourgeoisie (son oncle est conseiller d'ambassade).
Intelligente et impertinente, le narrateur note sa mauvaise éducation dans
son allure, est attiré par son langage argotique mais également par ses
goûts raffinés en peinture et en matière de toilettes. Elle apprécie le
luxe que lui offre le narrateur. Sportive, elle fait de la bicyclette. Mais
les doutes sur l'homosexualité d'Albertine vont bien vite planer sur le
narrateur. Ses absences mystérieuses, ses relations particulières avec ses
amies et, plus que tout, son attention pour le narrateur lui-même
deviennent des indices d'une perversité que seul le mariage pourrait
combattre.
Duchesse de Guermantes – Ce personnage est né de trois figures féminines appartenant à l’univers
de Proust : la comtesse de Chevigné, la comtesse Greffulhe et Geneviève
Straus. Le fait d’avoir été inspirée par des personnes réelles procure plus
de vraisemblance et plus d’humanité à la duchesse. Le narrateur porte toute
son attention sur cette femme qui va jouer le rôle d’un véritable pivot
dans sa vie. Née en 1842, elle a été élevée par sa tante, Madame de
Villeparisis, en compagnie de son cousin et actuel beau-frère,
Palamède de Charlus.
 
Dessin
sur le Manuscrit de la Berma Sarah
Bernhardt (la Berma)
Berma, la : actrice
célèbre admirée par Bergotte ; le narrateur assiste à une de ses représentations
de Phèdre après en avoir entendu parler par Swann.
Monsieur de Charlus - Aristocrate parisien,
très en vue dans la haute société du Faubourg Saint-Germain, M. de Charlus
est un homme cultivé, aux goûts raffinés et à la piété assumée. Veuf, né
dans les années 1850, il a une quarantaine d'années quand Marcel le
rencontre. Anti-dreyfusard convaincu, il ne se montre pourtant antisémite
que quand cela lui permet de cacher sa vraie nature. Car M. de Charlus est
un « inverti », un homosexuel attiré par les jeunes garçons, et
Proust en fait même l'emblème de ce « côté de Sodome » : il
emploiera les termes de « charlisme » ou « un Monsieur de
Charlus » pour évoquer d'autres invertis.
Modèles : Les probables modèles
de M. de Charlus seraient Robert de Montesquiou, pour son allure générale,
son orgueil, son insolence et ses dons artistiques ; le baron Doäzan,
poudré et bouffi, amoureux d'un violoniste polonais ; le comte Aimery
de La Rochefoucauld, connu pour sa morgue et la dureté de ses mots ;
le trouble Oscar Wilde ; et en partie Marcel Proust lui-même
Saint-Loup – Ami du narrateur,
celui-ci fait sa connaissance à Balbec lors de son premier séjour. Il se
montre toujours très attentif à la santé du narrateur qu'il considère comme
un intellectuel. Dans Albertine disparue, il part en Touraine pour
tenter de faire rentrer Albertine à Paris mais échoue car Albertine le
rencontre. Marié à Gilberte Swann, il la trompe et lui ment constamment
quoiqu'il l'aime. Inverti, il a une liaison avec Morel qu'il entretient.
Morel, Charles : violoniste, fils du
valet de l'oncle Adolphe ; premier prix de conservatoire, violent et
pédophile. Charlus en est amoureux

Marcel Proust chez Madame Verdurin
Verdurin, Mme : reine de son salon,
rue Montalivet puis quai Conti, autoritaire et jalouse, elle sait réunir
des artistes talentueux comme Elstir et Ski ; plus tard son salon
devient dreyfusard, elle est aussi une des premières à découvrir les
ballets russes
Odette : À l'époque où
Swann la rencontre dans le salon Verdurin, c'est une cocotte qu'on appelle
Odette de Crécy. Leur fréquentation puis leur mariage choque les bourgeois
de Combray, qui ne peuvent comprendre un mariage avec une personne d'un
autre échelon social. L'histoire de l'amour de Swann pour Odette constitue
le chapitre « Un amour de Swann », dans Du côté de chez Swann.
Aveuglé par son amour pour elle, Swann ne voit pas qu'Odette est une femme
facile, et il met longtemps avant de lui demander ses faveurs. Il la
demande en mariage lorsqu'il ne l'aime plus, mais elle le trompe peut-être,
avec certains de ses nombreux anciens amants.
Charles
Swann Dandy roux aux yeux verts, portant la
moustache et un monocle discret et élégant, Swann est le type même de
l'homme fin et distingué qui ne se vante jamais de ses relations. Il habite
dans sa jeunesse un hôtel quai d'Orléans à Paris, à l'époque où il
rencontre Odette de Crécy. Séduit, il en tombe amoureux (le récit de cette
histoire constitue le chapitre « Un amour de Swann ». Après son mariage avec
Odette, ils s'installent avenue des Acacias, et ont une fille, Gilberte,
dont le narrateur tombe amoureux.
La petite phrase de
Vinteuil directement associée à amour de Swann et d’Odette; elle en
rythme les étapes et s'adapte à l'âme de Swann
- Swann aime la musique de Vinteuil avant de
connaître Odette. Elle lui donne une impression de
"rajeunissement"
- C'est dans l'exaltation provoquée par la musique
qu'il va "focaliser" ses sentiments sur Odette ; il associe
l'état d'extase dans lequel il se trouve à la présence d'Odette
- Plus tard la musique "accompagne" son
amour, devient sa confidente ; elle se trouve dotée d'une véritable
"existence".
- Et lorsque, chez Mme de Sainte-Euverte, après
lui avoir rendu le souvenir de son bonheur, elle lui apparaît
s'adapter à son état douloureux , elle lui permet de comprendre que
"ses espérances de bonheur ne se réaliseraient jamais".
- Vinteuil n’a laissé que deux partitions, une
sonate pour piano et violon et un septuor, mais leur exécution à
différentes époques du récit est, pour les personnages, Swann ou le
narrateur, comme une révélation amoureuse : ce langage de la musique.
La « petite phrase » de l’andante de la sonate, dans « Un amour de
Swann », n’est que « l’hymne national » d’une passion (celle de
Charles et Odette), l’audition du septuor, « chef-d’œuvre triomphal et
complet », dans La Prisonnière, implique une vision du monde et une
explication des mécanismes érotiques

Catleyas – est une espèce
d’orchidée. Elle apparaît seize fois dans Un amour de Swann. L’expression
« Faire l’amour » correspond à « Faire Catleyas » dans
l’univers Proustien. Le plaisir de Swann est renouvelé chaque fois qu’il arrange
les catleyas d’Odette de Crecy.
Aubépine – Fleurs qui embaument
Illiers Combray

Illiers Combray – 1910
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Maïa Plissetskaia
Ø Le ballet de Roland Petit
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Découpage du ballet
Acte 1
Le salon de Madame
Verdurin – Reynaldo
Hahn, l’heure exquise
La Duchesse de
Guermantes – Richard
Wagner, Symphonie en Ut Majeur
La petite phrase de
Vinteuil – César
Franck , Sonate en La majeur pour
violon et piano

Mathilde Froustey et Yann Saiz © Laurent
Philippe
L’aubépine – Gustave Fauré, Ballade op.
19 pour orchestre
Catleyas – Camille Saint-Saens, Concerto
pour harpe et orchestre op.154 – pas de deux entre Swann et Odette
La Berma – César Franck (n’apparaît pas
dans la version donnée à l’Opéra de Paris)
A l’ombre des jeunes
filles en fleurs –
Claude Debussy, la Mer
Albertine et Andrée – Claude Debussy, Syrinx
La Prisonnière – Camille Saint-Saens, Symphonie
n°3 pour orgue – pas de deux entre Proust et Albertine
Acte 2
Monsieur de Charlus
et Morel - Ludwig van Beethoven, Quartet n°14
pour cordes
Monsieur de Charlus
confronté à l’inconcevable
– Camille Saint-Saens, Havanaise
L’enfer de Monsieur
de Charlus – Camille Saint-Saens,
Marche héroïque
Rencontre avec la
chance – Claude
Debussy, Danses sacrées et profanes
Combats des anges, pas de deux entre Morel et
Saint-Louo – Gustave Fauré, Elégie pour violoncelle et orchestre

Stéphane Bullion et Hervé Moreau ©
Laurent Philippe
Une idée de la Mort – Richard Wagner, Ouverture de Rienzi
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Rencontre avec la Chance

Gérard Taillade (Baron de Charlus)
Jean-Charles Gil et
Patrick Dupond Karen
Kain et Denys Ganio

Lucia Lacarra et Cyril Pierre - La Prisonnière © Charles Tandy
Le
ballet a fait l’objet d’un film en 1982 diffusé sur FR3 et qui existe
également dans une version anglaise sous le titre Proust Remembered
avec des textes dits par Jeremy Irons. Il est interprété par Patrick Dupond,
Jean-Charles Gil, Maia Plissteskaia, Dominique Khalfouni, Denys Ganio., Mitou
Manderon, Florence Faure, etc.
Le
pas de deux dit « La Prisonnière » est souvent présenté seul en
gala.

Dominique Khalfouni et Denys Ganio – La Prisonnière
Est au répertoire
·
Maggio Florentina où Manuel Legris a dansé le rôle de Morel en juin 2001.
Il a dansé plusieurs fois en gala le pas de deux Saint-Loup/Morel avec
Massimo Murru
  
Petite phrase de Vinteuil L’aubépine Catleyas
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A l’ombre des jeunes filles en fleurs Albertine et Andréela Prisonnière
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