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Lena Horne
Née en 1917, elle débuta très jeune au
Cotton Club, comme danseuse et se fit remarquer très
vite pour sa grande beauté et la finesse de ses traits
. 
Ce music hall animé par des artistes noirs,
haut lieu du jazz et de la prohibition a inspiré un film dans les annnées
80. Devenue chanteuse d'orchestre jazz, Lena parait d'abord dans un petit
film produit uniquement pour un public noir, et dont l'audience dut être
limitée

.
Après avoir connu le succés en enregistrant plusieurs disques avec un
orchestre "blanc", elle est engagée par la MGM qui rencontre vite
des difficultés avec la nouvelle artiste. Elle refuse impérativement de
jouer les servantes ou les bonnes, seuls rôles que pouvaient tenir les
noirs dans les films de l'époque. Lena Horne sera la PREMIERE star black
glamour, 15 avant Dorothy Dandrige et Diahann Carroll, 30 ans avant Pam
Grier. Toujours sexy et impeccablement maquillée et habillée, elle chante
et enchante dans différentes productions MGM, toujours de courtes séquences
susceptibles d'être coupées dans les états racistes où on ne supporte pas
de voir une artiste black autrement qu'en tablier dans une cuisine.

En 1943,
effort de guerre oblige, on lui offre 2 premiers rôles dans deux films à la
distribution entierement black , le superbe "petit coin aux
cieux" de Minnelli (vraiment adorable!) et le magique "Stormy
weather"dans lequel chantent et dansent les meilleurs artistes nois du
moment (ah! le numéro des Nicholas brothers!). En 1950, elle est
particulièrement vexée quand on lui refuse le rôle de la jeune mulatre dans
Show Boat (c'est sa grande copine Ava Gardner qui héritera du rôle)
 
.
Pendant la chasse aux sorcières, elle connait son lot de difficultés. On
lui reproche également d'avoir épousé un chef d'orchestre blanc. Elle en
profite pour faire une grande tournée en Europe. Grâce à une comédie
musicale à Broadway (en 1957 avec R. Montalban), elle retrouve le succés
aux USA. S'en suivront de nombreux 33T d'une Lena qui n'a cessé de
progresser vocalement et artistiquement (parmi les meilleurs le superbe
album : give the lady what she wants). La "tigresse" brille à la
télé (shows avec Belafonte, Garland, Muppet Show...) et sur scéne (un
triomphal one woman show à Broasway en 1981). Au cinéma on la retrouve dans
un western avec R Widmark puis dans The Wizz avec Michael Jackson. Dans les
années 90, elle chante encore aux USA (entre autres une poignante reprise
d'"hier encore" d'Aznavour, à vous donner des frissons)

.
En résumé, une très grande artiste et humainement, une femme
formidable qui a beaucoup milité pour la cause des noirs aux USA.
Si les puristes de jazz, dans les dictionnaires lui reprochent son
manque de swing, c'est aussi qu'ils font une erreur considérable : ce n'est
pas à proprement parler une chanteuse de jazz comme Ella Fitzgerald ou
Sarah Vaughan, mais une fantastique chanteuse de variété de la trempe des
Garland ou Sinatra, et à la présence étrourdissante
Music Man – dvdclassik

.
Filmographie
(Imdb)
1. Take the Lead (2006)
2. Dirty Dancing: Havana Nights
(2004)
3. "Miss Match"
- Santa, Baby
(2003)
4. "Six Feet Under"
- I'll Take You
(2002) TV Episode ("Back in My Baby's Arms")
5. The Family Man (2000) (
6.
Chicago Cab
(1998)
7.
Déjà Vu
(1997)
8. Lolita (1997)
9. Entertaining the Troops
(1994) (performer: "The Man I Love")
10. (1994) (performer: "A Fine Romance")
11. The Wiz (1978/I)
12. That's Entertainment, Part II
(1976)
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