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http://www.old.kglteater.dk/dkt2002/bournonville2005/foto/omkring_bournonville/august-bournonville_ung.jpg Auguste Bournonville (1805 – 1879)

 

 

 

Auguste Bournonville est né à Copenhague le 21 août 1805 et mort dans cette même ville le 30 novembre 1879.

 

Il est le fils illégitime du danseur français Antoine Bournonville et de sa femme de ménage Lovisa Sundberg. En 1811, il devient élève du Théâtre royal de Copenhague. En 1813, il tient son premier rôle, celui d’un des fils de Ragnar Lodborg dans Lagertha de Vincenzo Galeotti. En 1816, à la mort de ce dernier, son père Antoine devient le directeur artistique du Royal Danish Ballet et épouse la mère d’Auguste.

 

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Les Caprices de Cupidon – Vincenzo Galeotti, Royal Danish Ballet

 

En 1819, Auguste Bournonville fait ses débuts d’acteur dans The Little Shepherd boy d’Oehenschläger.

Il part une première fois étudier en France en 1820. En 1821, il fait ses débuts dans un divertissement chorégraphié par son père. De 1824 à 1830, il retourne en France poursuivre ses études de danse. En 1826, il est un des élèves d’Auguste Vestris, il passe le concours de l’Académie Royale de la Musique et fait ses débuts à l’Opéra de Paris dans le pas de trois de Nina ou La Folle par Amour, ballet de Louis Milon.

 

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Emilie Bigottini 1784-1858

 

 

En 1829, il apparaît régulièrement au théâtre Royal de Copenhague. Il débute en tant que chorégraphe avec Acclaim to the Graces et Soldat et Paysan. Il écrit également son premier livre « Cadeau de Nouvel An pour les amoureux de danse » (Nytårsgave for Danseyndere).

En 1830, il épouse une jeune suédoise Héléna Fredrika Håkansson dont il aura sept enfants. Il devient aussi Principal et directeur artistiique du Royal Danish Ballet.  Il est également Maître de ballet à la Cour Royale Danoise.

 

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Edvard Lehmann – Bournonville et sa Famille (1852), Collection privée

 

1832 : Première à Copenhague de Faust

En 1834, Bounonville visite Paris avec sa femme et son élève, Lucile Grahn, alors âgée de 14 ans. Il danse pour la dernière fois de sa vie à l’Opéra de Paris dans la Somnambule de Jean Aumer. Il assiste à la première de la Sylphide de Philippe Taglioni en 1933, vision qui sera prépondérante dans sa carrière.

En 1835, il chorégraphie un ballet historique Waldermar.

 

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Lucile Grahn – La Sylphide

 

Puis en 1836, c’est la création de la Sylphide avec Lucile Grahn dans le rôle titre, il danse le rôle de James. Il apparaît en guest à l’Opéral royal de Stockholm en Suède ainsi qu’au Christianina théâtre d’Oslo en Norvège

 

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Auguste Bournonville dans le rôle de James avec Lucile Grahn

 

 

 

1840 : Première du Toréador

Après une dispute avec le roi, Bournonville est exilé pendant six mois, il tourne à Milan et Naples.

 

En 1842, c’est la première de Napoli ou le pêcheur et sa femme,  il met également en scène les Noces de Figaro de Mozart.

En 1847, il publie le premier volume de ses mémoires « Ma vie de théâtre ».

 

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Collection Knud Arne Jürgensen

 

 

En 1848, il fait ses adieux à la scène dans Waldemar.

Les chorégraphies s’enchainent : Conservatoire (1849), la Kermesse à Bruges ou les trois dons (1851), le mariage à Hardanger (1852)., A Folk Tale en 1854 Abdallah en 1855. Il est invité en tant que chorégraphe à Vienne au Théâtre Kärnthnerthor où il remonte de nouvelles versions d’Abdallah et de Napoli.

 

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En 1856, il renouvelle son contrat avec l’Opéra royal de Copenhague pour cinq ans. Il crée la Ventana, puis en 1858 la fête des lfeurs à Genzano. En 1860, c’est Loin du Danemark et Un bal masqué à bord

 

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En 1861, il publie le second et dernier volume de son traité « Les Etudes chorégraphiques ». c’est également la première de la Walkyrie. Pendant trois ans, il est directeur artistique du Théâtre royal de Stockholm. En 1868, il crée The Lay of Thrym. C’est également le début d’un nouveau contrat renouvelable annuellement avec le théâtre royal de Copenhague

 

En 1870, il chorégraphie et met en scène Lohengrin de Richard Wagner puis crée Le Corps royal des volontaires d’Amager, puis en 1872, il met en scène la première à Copenhague des Maîtres Chanteurs de Nuremberg.

Bournonville se rend en Russie où il rencontre Marius Petipa et son élève suédois Christian Johansson., deux ans plus tard

En 1876, il chorégraphie son dernier ballet pour le Ballet royal danois De la Sibérie à Moscou. Il se retire du ballet royal danois en 1877.

Le 28 novembre 1879, il assiste aux débuts d’Hans Beck qui deviendra plus tard directeur artistique de la troupe. Il meurt deux jours plus tard dans une rue de Copenhague.

Bournonville a chorégraphié environ 50 ballets ainsi que de nombreux divertissements pour des opéras et drames.

 

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Bournonville et ses élèves en 1870

 

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·           Style Bournonville

 

Contrairement à la tendance du ballet romantique de l'époque, Bournonville ne place pas la danse masculine en retrait de la danse féminine, mais il confère au danseur une importance équivalente à la ballerine. Il reste fidèle à la grâce, à la légèreté et au lié des mouvements du style français, qu’il enseignera sa vie durant et qui lui survit à Copenhague. Ces qualités imprègnent toute sa production. Le mouvement s’inscrit dans un flux jamais interrompu où le phrasé est essentiel : chaque pas doit être exécuté selon sa valeur, qu’il soit petit ou grand ; dans l’épaulement, la tête suit en finesse, la direction de la jambe qui bouge. Si l’élévation et la batterie sont très présentes (entrechats, brisés, etc..), l’exécution doit en rester élégante, sans effet de virtuosité. Dépourvus de portés, les pas de deux privilégient le jeu entre les danseurs. De même que les soli et les ensembles, ils interviennent naturellement, selon les besoins de l’histoire.

Bournonville s’affirme dans sa dramaturgie et dans ses idées, proposant des ballets pantomimes où s’épanouit un romantisme optimiste. A l’exemple des librettistes et chorégraphes de l’époque romantique, il affectionne la veine exotique, et nombre de ses ballets ont pour cadre un pays étranger. :

 

Son œuvre

·         La Sylphide (1836) - Vidéo Making of, Video 2, au répertoire de nombreuses compagnies dont le Royal Ballet dans une nouvelle version de Johan Kobborg, ou l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris avec Delphine Baey, Eric Monin, Aurélie Dupont.

 

Silja Schandorff as The Sylph in La Sylphide

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Silja Schandorff © John Ross

Mette Ida Kirk et Arne Villumsen – Roya  Danish Ballet 1980’s

 

 

 

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Mads Blangstrup et  Silja Schandorff ©: Martin Mydtskov Rønne

 

·         Napoli (1842) - Vidéo, si le ballet n’est pas au répertoire de nombreuses companies, le troisième acte est souvent représenté. Il est au répertoire de l’Opéra de Paris, le pas de six et la tarentelle doivent entrer au répertoire de l’Ecole de danse au printemps prochain.

 

AnaNapoli

Tina Holjund et Thomas Lund © Martin Mydtskov Rønne

 

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Amy Watson © Martin Mydtskov Ronne

 

·         Conservatoire (1849) - Video, « La Leçon de danse » est au répertoire de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris

 

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Margot Lander, Leif Ørnberg, Else Højgaard, Børge Ralov Royal Danish Ballet 1941.© Mydtskov.

 

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Diego Cruz Alvarez (SFB)  © Erik Tomasson

 

 

·         La Kermesse à Bruges (1851) -  Vidéo

 

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Lis Jeppesen © John R. Johnsen

 

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Rose Gad  ©  Martin Mydtskov Ronne

Yao Wei et  Dawid Kupinski © Martin Mydtskov Ronne.

 

 

·         A Folk Tale (1854) - Vidéo

 

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Lis Jeppesen, Peter Bo Bendixen, Gitte Lindstrøm as Birthe.

© Martin Mydtskov Rønne

 

 

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Sascha Haugland, Kenneth Greve © Martin Mydtskov Rønne

Gudrun Bojesen © Martin Mydtskov Rønne

 

 

·         Abdallah (1855) - Video, au répertoire de la Boston ballet Company

 

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Morten Eggert (Abdallah), Haley Henderson (Palmyra)

© Martin Mydtskov Rönne

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Morten Eggert, Amy Watson, Mogens Boesen

© Martin Mydtskov Rönne