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Auguste Bournonville est né à Copenhague
le 21 août 1805 et mort dans cette même ville le 30 novembre 1879. Il est le fils illégitime du danseur
français Antoine Bournonville et de sa femme de ménage Lovisa Sundberg. En
1811, il devient élève du Théâtre royal de Copenhague. En 1813, il tient son
premier rôle, celui d’un des fils de Ragnar Lodborg dans Lagertha de
Vincenzo Galeotti. En 1816, à la mort de ce dernier, son père Antoine devient
le directeur artistique du Royal Danish Ballet et épouse la mère d’Auguste.
Les Caprices de Cupidon – Vincenzo Galeotti, Royal Danish Ballet En 1819, Auguste Bournonville fait ses
débuts d’acteur dans The Little Shepherd boy d’Oehenschläger. Il part une première fois étudier en France
en 1820. En 1821, il fait ses débuts dans un divertissement chorégraphié par
son père. De 1824 à 1830, il retourne en France poursuivre ses études de
danse. En 1826, il est un des élèves d’Auguste Vestris, il passe le concours
de l’Académie Royale de la Musique et fait ses débuts à l’Opéra de Paris dans
le pas de trois de Nina ou La Folle par Amour, ballet de Louis Milon.
Emilie Bigottini 1784-1858 En 1829, il apparaît régulièrement au
théâtre Royal de Copenhague. Il débute en tant que chorégraphe avec Acclaim
to the Graces et Soldat et Paysan. Il écrit également son premier
livre « Cadeau de Nouvel An pour les amoureux de danse » (Nytårsgave
for Danseyndere). En 1830, il épouse une
jeune suédoise Héléna Fredrika Håkansson dont il aura sept enfants. Il
devient aussi Principal et directeur artistiique du Royal Danish Ballet. Il est également Maître de ballet à la Cour
Royale Danoise.
Edvard Lehmann – Bournonville et sa Famille (1852), Collection
privée 1832 : Première à
Copenhague de Faust En 1834, Bounonville
visite Paris avec sa femme et son élève, Lucile Grahn, alors âgée de 14 ans.
Il danse pour la dernière fois de sa vie à l’Opéra de Paris dans la
Somnambule de Jean Aumer. Il assiste à la première de la Sylphide
de Philippe Taglioni en 1933, vision qui sera prépondérante dans sa carrière. En 1835, il chorégraphie
un ballet historique Waldermar.
Lucile Grahn – La Sylphide Puis en 1836, c’est la
création de la Sylphide avec Lucile Grahn dans le rôle titre, il danse
le rôle de James. Il apparaît en guest à l’Opéral royal de Stockholm en Suède
ainsi qu’au Christianina théâtre d’Oslo en Norvège
Auguste Bournonville
dans le rôle de James avec Lucile Grahn 1840 : Première du Toréador Après une dispute avec
le roi, Bournonville est exilé pendant six mois, il tourne à Milan et Naples. En 1842, c’est la
première de Napoli ou le pêcheur et sa femme, il met également en scène les Noces de
Figaro de Mozart. En 1847, il publie le
premier volume de ses mémoires « Ma vie de théâtre ».
Collection
Knud Arne Jürgensen En 1848, il fait ses
adieux à la scène dans Waldemar. Les chorégraphies
s’enchainent : Conservatoire (1849), la Kermesse à Bruges ou
les trois dons (1851), le mariage à Hardanger (1852)., A Folk
Tale en 1854 Abdallah en 1855. Il est invité en tant que
chorégraphe à Vienne au Théâtre Kärnthnerthor où il remonte de nouvelles
versions d’Abdallah et de Napoli.
En 1856, il renouvelle
son contrat avec l’Opéra royal de Copenhague pour cinq ans. Il crée la
Ventana, puis en 1858 la fête des lfeurs à Genzano. En 1860, c’est
Loin du Danemark et Un bal masqué à bord
En 1861, il publie le
second et dernier volume de son traité « Les Etudes
chorégraphiques ». c’est également la première de la Walkyrie. Pendant
trois ans, il est directeur artistique du Théâtre royal de Stockholm. En
1868, il crée The Lay of Thrym. C’est également le début d’un nouveau
contrat renouvelable annuellement avec le théâtre royal de Copenhague En 1870, il chorégraphie et met en scène Lohengrin
de Richard Wagner puis crée Le Corps royal des volontaires d’Amager,
puis en 1872, il met en scène la première à Copenhague des Maîtres
Chanteurs de Nuremberg. Bournonville se rend en Russie où il
rencontre Marius Petipa et son élève suédois Christian Johansson., deux ans
plus tard En 1876, il chorégraphie son dernier ballet
pour le Ballet royal danois De la Sibérie à Moscou. Il se retire du
ballet royal danois en 1877. Le 28 novembre 1879, il assiste aux débuts
d’Hans Beck qui deviendra plus tard directeur artistique de la troupe. Il
meurt deux jours plus tard dans une rue de Copenhague. Bournonville a chorégraphié environ 50
ballets ainsi que de nombreux divertissements pour des opéras et drames.
Bournonville et ses
élèves en 1870 . ·
Style Bournonville Contrairement à la tendance du ballet
romantique de l'époque, Bournonville ne place pas la danse masculine en retrait
de la danse féminine, mais il confère au danseur une importance équivalente à
la ballerine. Il reste fidèle à la grâce, à la légèreté et au lié des
mouvements du style français, qu’il enseignera sa vie durant et qui lui
survit à Copenhague. Ces qualités imprègnent toute sa production. Le
mouvement s’inscrit dans un flux jamais interrompu où le phrasé est essentiel
: chaque pas doit être exécuté selon sa valeur, qu’il soit petit ou grand ;
dans l’épaulement, la tête suit en finesse, la direction de la jambe qui
bouge. Si l’élévation et la batterie sont très présentes (entrechats, brisés,
etc..), l’exécution doit en rester élégante, sans effet de virtuosité.
Dépourvus de portés, les pas de deux privilégient le jeu entre les danseurs.
De même que les soli et les ensembles, ils interviennent naturellement, selon
les besoins de l’histoire. Bournonville s’affirme
dans sa dramaturgie et dans ses idées, proposant des ballets pantomimes où
s’épanouit un romantisme optimiste. A l’exemple des librettistes et chorégraphes
de l’époque romantique, il affectionne la veine exotique, et nombre de ses
ballets ont pour cadre un pays étranger. : Son
œuvre ·
La Sylphide (1836) - Vidéo Making of, Video 2, au répertoire de nombreuses
compagnies dont le Royal Ballet dans une nouvelle version de Johan Kobborg,
ou l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris avec Delphine Baey, Eric Monin,
Aurélie Dupont.
Mads
Blangstrup et Silja Schandorff ©:
Martin Mydtskov Rønne ·
Napoli
(1842)
- Vidéo, si le ballet n’est pas
au répertoire de nombreuses companies, le troisième acte est souvent
représenté. Il est au répertoire de l’Opéra de Paris, le pas de six et la
tarentelle doivent entrer au répertoire de l’Ecole de danse au printemps
prochain.
Tina Holjund et Thomas Lund ©
Martin Mydtskov Rønne
Amy Watson © Martin
Mydtskov Ronne ·
Conservatoire (1849) - Video, « La Leçon de danse » est
au répertoire de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris
Margot
Lander, Leif Ørnberg, Else Højgaard, Børge Ralov Royal Danish Ballet 1941.©
Mydtskov.
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La Kermesse à Bruges (1851) - Vidéo
Lis Jeppesen © John R. Johnsen
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A Folk Tale (1854) - Vidéo
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Abdallah (1855) - Video, au répertoire de la
Boston ballet Company
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