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De son vrai nom William John Cook,
Antony Tudor est né et a grandi à Londres. De famille modeste, ses parents
ont veillé à lui donner une solide culture musicale et artistique : sa mère
lui enseignait le piano, son père l'emmenait au théâtre… Ce n'est qu'à l'âge de dix-neuf ans
qu'il découvre la danse, après avoir vu Anna Pavlova sur scène. Il décide donc de prendre des cours
auprès de Marie Rambert, une ancienne danseuse des Ballets Russes, et devient
son assistant au sein de la compagnie qu'elle a fondée, le Ballet Club (futur
Rambert Ballet). C'est au sein de cette compagnie qu'il
crée ses premières chorégraphies, dont Cross-Garter's (1931) et deux
de ses chefs-d'œuvre, Jardin aux Lilas (1936) et Dark Elegies
(1937). Jusqu'en 1935, il est également
danseur au Sadler's Wells Ballet. Par ailleurs, il travaille aussi pour
la comédie musicale ; il règle ainsi les parties chorégraphiées de la pièce The
Happy Hypocrite (1936), où brille la toute jeune Vivien Leigh. En 1938, avec l'aide d'Agnès de Mille,
il fonde sa propre compagnie, le London Ballet, où il crée des œuvres plus légères. Invité à New York par le tout nouveau
Ballet Theatre (futur ABT) en 1939, il y remonte plusieurs de ses
chorégraphies et en crée également de nouvelles, telles Pillar of Fire,
qui assurent sa renommée aux États-Unis. En 1950, il est nommé à la tête de
l'École de Danse du Metropolitan Opera et donne également des cours à la
Juilliard School. Il continue cependant à créer de nouveaux ballets pour
plusieurs compagnies : le NYCB, le Royal Ballet, l'ABT, l'Australian Ballet,
le Royal Swedish Ballet… En 1974, il est associé à la direction
artistique de l'ABT et occupera ce poste jusqu'à sa mort.
Ils ont
dit de lui : « Tudor a été un novateur, repoussant
les frontières du ballet au-delà de la simple technique : il a réussi à
traduire par le corps les infimes pulsions de l'âme. » Martha Graham « Tudor a donné au mouvement sa
motivation affective, arrivant à exprimer des émotions que les mots ne
sauraient décrire. » Jerome Robbins « Antony Tudor a vraiment l'art de
transposer dans les gestes et le mouvement les conflits dramatiques, comme il
sait suggérer les tourments intérieurs des personnages : il parvient à
produire une grande intensité émotionnelle, du fait du non-dit, des humeurs
rentrées qui ne franchissent pas les apparences. Les ballets de Tudor sont
des métaphores, trouvent dans l'écriture chorégraphique des équivalences à
nos pensées intimes. » Rudolf
Noureev
Eugene Loring et Antony Tudor
Antony Tudor (à droite) fait répéter les danseurs
du Ballet Theatre Ce site n’a
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Haruyo,
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