cooltext651764

 

 

http://eventi.parma.it/allegato.asp?ID=245867 Roland Petit (1924 - )

 

 

Roland Petit est né le 13 janvier 1924 à Villemomble. En 1932, à l’âge de 8 ans, il entre à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris. Il apparaît dans le ballet pour enfants L’éventail de Jeanne.

 

http://www.safka-bareis.com/petit_roland_unsby_germaine_kanova.jpg

© Germaine Kanova

 

En 1940, à l’issue de sa scolarité il entre en tant que deuxième quadrille dans le corps de ballet de la troupe alors dirigée par Serge Lifar. Il étudie avec Mme Roussanne. En 1941, il rencontre Janine Charrat, rencontre prépondérante pour sa carrière. A partir de1942 il signe ses premières chorégraphies dont le pas de deux Paul et Virginie. dans le cadre de trois récitals. Ses débuts passionnent l’intelligentsia artistique parisienne tels Cocteau, Marie Laurencin, ou Christian Bérard qui signent alors les costumes de ses ballets. En 1943, il devient grand Sujet de l’Opéra de Paris.

 

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=F15B5869E76AFEAACCEE0C59064B34F412C6B9BB384F8EB682A06941C709517B            http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=5F072591914E76D14E2DA172F024E424067B51784D1DE3E326930BB4AD540EC2

Janine Charrat  © Roger Viollet

 

Il néglige ses « services » à l’Opéra, trop passionné par la chorégraphie, Jean Rouché songe à le renvoyer, mais Roland Petit le devance et démissionne à la Libération en 1944, entraînant avec lui, la jeune espoir de la troupe Renée Jeanmaire. Il suit alors les cours de Boris Kniasseff qui crée des cours de « barre à terr ».

 

Irène Lidova organise des « Soirées de la danse » au théâtre Sarah Bernhardt où elle invite Jean Babilée, Nina Vyroubova, Colette Marchand, Renée Jeanmaire. En 1945, c’est la naissance des Ballets des Champs Elysées dont le père de Roland Petit est le premier mécène. Sa mère se met à fabriquer des chaussons de danse dans un petit local qui va devenir la Maison Repetto.

 

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=71C17DA12D969957FF921363EC2AD478BE28969CFE0D34D16317D2695C88BA3A

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=FE0EC7F0B107FF1B1346F9C4D3846FBF992758D89C4D3F4B0911F2E476457F1C

Boris Kochno,

Boris Kochno avec Leslie Caron et Roland Petit dans Treize danse
s© Roger Viollet

 

Boris Kochno, collaborateur de Diaghilev devient le premier mentor de Roland Petit. De 1940 à 1948, les Ballets des Champs Elysées s’épanouissent. En 1945, il règle le Déjeuner sur l’herbe. Puis en 1946, c’est la création de son premier chef d’œuvre Le Jeune Homme et la Mort, l’argument est Jean Cocteau, les décors de Georges Wakhevich. Il crée ensuite Les Amours de Jupiter, Le Bal des blanchisseuses, la Fiancée du Diable et reprend Les Forains  déjà créés lors d’un récital.

 

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=9061AE015B8099E3AEE7E89387CE437539942A3AB3D512DCA118430A999334E6

Colette Marchand, Margot Fonteyn, Roland Petit

et Zizi Jeanmaire. Ballets de Paris. © Roger Viollet

 

En 1948, Roland Petit en désaccord avec la direction des Ballets de Champs Elysées quitte la troupe et fonde Les Ballets de Paris avec le concours de Jean Anouilh, Edouard Derain, André Clavé et Leonor Fini. Ce sont alors Les Demoiselles de la Nuit qui révèle un nouvel aspect du talent de Margot Fonteyn. C’est aussi et surtout Carmen  avec Renée Jeanmaire rebaptisée Zizi dans le rôle titre et Roland Petit dans le rôle de Don José. En 1950, Ninette de Valois lui propose de faire une chorégraphie pour le Sadler’s Wells Ballet., Ballabile

 

Hollywood l’appelle et il signe en 1952 la chorégraphie de Hans Christian Andersen, biographie musicale de la vie de l’auteur avec Danny Kaye, Farley Granger et Zizi Jeanmaire. Il s’ennuie et rentre à Paris où il travaille avec les musiciens et décorateurs contemporains, comme Dutilleux et Carzou avec qui il fait Le Loup, Deuil en vingt-quatre heures.

Il retourne à Hollywood en 1955 et signe les chorégraphies de la Pantoufle de verre avec Leslie Caron et  celle de Daddy Long Legs avec Fred Astaire et à nouveau Lesllie Caron.

 

http://pro.corbis.com/images/HU005781.jpg?size=67&uid=%7B8946a618-de74-4766-93f2-021ca0176516%7D

 

© Hulton-Deutsch Collection/CORBIS

 

 

En décembre 1954, il épouse Zizi Jeanmaire. C’est pour elle que Roland Petit vient au music hall où il règle ses revues. Et c’est à cause d’elle qu’il ne s’est jamais totalement lié au Ballet de l’Opéra de Paris. Elle sacrifiera sa carrière cinématographique et théâtrale pour lui et ne danse pas les ballets d’autres chorégraphes.

 

Renee Jeanmaire

Zizi Jeanmaire dans Carmen © Baron/Getty Images

 

En 1960 il signe Black Tights ou Les Collants noirs, film composé de quatre ballets Cyrano de Bergerac avec Moira Shearer, la croqueuse de Diamants et Carmen avec Zizi Jeanmaire et enfin Deuil en vingt-quatre heures avec Cyd Charisse.

 

En 1965, c’est la création de Notre-Dame de Paris pour l’Opéra de Paris. En 1968 il y créera Turangalila. C’est à cette époque qu’il envisage de prendre la Direction de l’Opéra de Paris, mais il y renonce très vite du fait de son caract-re.

 

En 1972, libre de toute attache, il se retrouve à la tête du Ballet de Marseille. Il y fait à la fois des reprises mais aussi de très nombreuses créations comme Coppélia, Casse-Noisette. Il y crée les Intermittences du coeur, l’Arlésienne soirée Debussy. En 1975, il crée La Symphonie Fantastique

 

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=1B20889064277626C0279E708372B0EEE92064506F730C4FBF88B5DB2E36A429

Coppélia avec Roland Petit

 

Les plus grands danseurs travaillent avec lui comme Rudolf Noureev et Margot Fonteyn dans Le Paradis perdu en 1967. C’est également Estasi pour Rudolf Noureev et Luciana Savignano, La Dame de Pique pour Michael Baryshnikov puis une nouvelle version pour Nicolai Tsiskaridze, la Rose Malade pour Maia Plissetskaia, etc. Rudolf Noureev, Mikhail Baryshnikov reprennent le Jeune homme et la mort. Dominique Khalfouni, danseuse étoile de l’Opéra de Paris quitte l’Opéra. Elle sera sa muse pour de nombreuses créations aux ballets de Marseille. La dernière vedette des ballets de Marseille sera l’étoile du Kirov Altinaï Assylmouratova pour qui il créera son tout dernier ballet pour cette troupe, Le Lac des cygnes ou les Maléfices. Il adore travailler avec  Nicolas Le Riche pour qui il créera le Guépard puis naturellement Clavigo. Il veut également l’immortaliser dans Carmen et le Jeune Homme et la mort.

 

Il révèle de nouveaux talents comme Denys Ganio, Jean-Charles Gil,  Jean-Pierre Aviotte, Luigi Bonino, ses dernières découvertes sont Lucia Lacarra et Cyril Pierre. Il travaille souvent avec les mêmes danseurs, mais ses « facheries » sont mythiques, il refusera la reprise de Notre-Dame de Paris à l’Opéra de Paris sous la Direction de Rudolf Noureev tant que celui-ci veut danser son ballet.

 

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=1B20889064277626C0279E708372B0EED925498EAD03CE50C90C4BE792676980

Lucia Lacarra – Coppelia © Roger Viollet

 

En 1992, il fonde l’Ecole Nationale de Danse de Marseille qui doit être la concurrente directe de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris.. En 1993, il crée Dix ou Eros et la Mort pour le Ballet de Berlin (dirigé par Michael Denard) et remporte le Prix Benois de la Danse.

 

En 1998, il décide de quitter le Ballet de Marseille, Il souhaite qu’Elisabetta Terabust, une de ses dernières interprètes prenne la tête de la troupe, mais l’Etat en décide autrement et confie la direction du ballet de Ma seille à Marie-Claude Pietragalla, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris. Mécontent de ce choix, il retire tous ses ballets du répertoire des ballets de Marseille.

 

Il continue toutefois son activité de chorégraphe et crée en 1999 Clavigo pour l’Opéra de Paris d’après l’œuvre de Goethe. En 2004, il remonte un spectacle « Les chemins de la création » où il évoque sa carrière avec des extraits de ses œuvres, ce spectacle existe en DVD. Toujours à la pointe, de nombreuses de ses œuvres ont fait l’objet d’une ou plusieurs captations télévisuelles.

 

 

  • Ses chorégraphies

 

Sont indiqués les compositeurs, les décors et costumes

 

Galas Pleyel

1942 – Saut du tremplin (d’après T. de Banville)

1943 – Paul et Virginie (Sauguet, Laurencin)

charrat petit paul et virginie

Janine Charrat et Roland Petit

1944 – Orphée et Eurydice (Franck, Cocteau)

1944 – La jeune fille endormie (Liszt, Bérard)

Soirées de la Danse – Théâtre Sarah Bernhardt

1944 – Ballet blanc (Chopin)

1944 – Le Rossignol et la rose (Schumann, Doelnitz, Sarna-Reuilh)

1944 – Un américain à Paris (Gershwin)

1945 – Fables de la Fontaine (Hubeau, Hetreau)

1945 – Mephisto Valse (Liszt, Cocteau)

1945 – Guernica (Bonneau, Picasso)

1945 – Les Forains (Sauguet, Berard, Kochno)

Entrée au répertoire de l’Ecole de danse en 1991 et au répertoire de l’Opéra de Paris en 1993

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=3DF4458524C775F28B6D207095815858C638E11E646C402AC3264B9F4A8DD217

avec Nina Vyroubova

1945 – Le Rendez-vous (Kosma, Prévert, Mayo, Kochno) – Entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 1992

image025

Tamiyo Kusakarim et Raimondo Rebck © Claire Besse

1945 – Le Poète (Godard, Koechlin, Kochno, Coutaud)

Ballets des Champs Elysées

1945 – Le Déjeuner sur l’herbe (Lanner, Tcherepnine, Lidova, Laurencin)

1945 – La Fiancée du diable (Paganini, Hubeau, Kochno, Malclès)

1946 – Les Amours de Jupiter (Ibert, Kochno, Hugo)

1946 – Concert de Danses

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=9061AE015B8099E3AEE7E89387CE4375F002947847FF0A69A8C4E7D670ACA576

© Roger Viollet

1946 – Le Jeune Homme et la Mort (Bach, Cocteau, Wakhevitch, Bérard)

Entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 1990

                       

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=ACC19FEE583A37E86B58AEF84861BBC2E96E79CC8932D2E0B00A9D408EFBDCE7

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=F614C664B9B2D6F71F48A4B01032C67843AA24EE4BDC2D2E2BB35D88B0EEB247

Nathalie Philippart et Jean Babilée

Jean Babilée – Le Jeune homme et la mor(t

1946 – Le Bal des blanchisseuses (Duke, Kochno, Lepri)

        http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=9061AE015B8099E3AEE7E89387CE43756E36061AA80E9748DD25CA89E679BBF1

Danielle Darmance et Roland Petit 

1947 – Treize danses (Gretry, Dior)

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=0F5539B4B7554F201D00EE6421FB612197DFC6B55B35DC09ADCF89A73E3B2F85    

Leslie Caron, Nelly Guillem et Christian Dior ©   Studio Lipnitzki

Ballets de Paris

1948 – Les Demoiselles de la Nuit (Françaix, Anouilh, Fini) avec Margot Fonteyn et Roland Petit

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=3DF4458524C775F28B6D2070958158583606E25C67BB791EA8BC31ED495CD91E

Margot Fonteyn et Roland Petit – Les Demoiselles de la Nuit  ©   Studio Lipnitzki

1948      Que le diable l’emporte (musique du 18ème siècle, Rosenthal, Derain)

http://cache1.gettyimages.com/xc/55749414.jpg?v=1&c=NewsMaker&k=2&d=29875155F3BFB4B6362AFDEE75718B4B4E9C89C783688B46

Ballets de Paris © Roger Viollet

1946      Le Rêve de Leonor (Britten, Fini)

Cette version ayant déplu, une nouvelle chorégraphie vit le jour en 1949, signée par Frederick Ashton

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=9061AE015B8099E3AEE7E89387CE4375A75C0672A47571272B274DE57526ED42      

Zizi Jeanmaire ©   Studio Lipnitzki

1949   L’œuf à la coque (Thiriet, Legri)

1949 – Carmen (Bizet, Clavé) – Entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 1949

http://cache.eb.com/eb/image?id=69095&rendTypeId=4        

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=47A2933DBA0033C53E524F616BA9989F612FDD4E2276B670FAD2DC7EC26B1EDA

Zizi Jeanmaire et Roland Petit
©
Baron—Hulton Archive/Getty Images

Zizi Jeanmaire et Roland Petit © Roger Viollet

http://i18.ebayimg.com/01/i/08/ac/22/fc_1.JPG
Dessin original d’Antoni Clavé

1949 – Pas d’action (Wagner)

1950 – Chaises musicales (Auric, Auric N., Geffrou)

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=25F9405245F81BAC580457F638F1D105C63AF1522C0D84D98BBCF669E82E10B3

1950 – La Perle

1950 – La Croqueuse de Diamants (Damase, Queneau, Wakhewitch)

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=47A2933DBA0033C53E524F616BA9989F6F70CD136738A5D1018BCB59D1963892

Roland Petit et  Zizi Jeanmaire en 1950

1952 – Le Loup (Dutilleux, Anouilh, Neveu, Carzoux) – Entrée au répertoire de l’Opéra de Paris en 1975

          http://cache1.gettyimages.com/xc/50409427.jpg?v=1&c=NewsMaker&k=2&d=4996399091E83186A4D2D43DFCDCBADA5223CE6E4BAF89B1

Violette Verdy et Roland Petit  © Gjon Mili/Stringer

1952 – Ciné Bijou (Petit, Gredy, Beaurepaire, Gruau)

http://www.roger-viollet.fr/Load.ashx?CYPK=25F9405245F81BAC580457F638F1D105221D0B474F823BF110DB1C25018DC46C

Colette Marchand et Roland Petit  ©Roger Viollet

1952 – Deuil en vingt-quatre heures (Thiriet, Clavé)